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Intervention de Frédéric de Harven Président d’Alternative Libérale – Congrès du Nouveau Centre décembre 3, 2012

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Chers ami(e)s, Bonjour et merci de m’accorder ces quelques minutes.

C’est une joie pour moi de m’adresser à vous dans cette belle ville du Nord, qu’est Valence ! Car comme le disait Marius « c’est un homme du Nord, il est de Valence ».

Je m’adresse à vous aujourd’hui en ma qualité de président d’Alternative Libérale, le parti pris de la liberté (fondé en 2006). Association qui rassemble plusieurs centaines d’adhérents en France et en Europe. ThinkTank militant du Nouveau Centre, Alternative Libérale porte haut les valeurs d’Europe fédérale et de libéralisme humaniste.
Car contrairement aux idées reçues et aux discours clientélistes des hommes politiques qui accusent le libéralisme de tous les maux, le libéralisme authentique et démocratique tel que nous le défendons au sein d’Alternative Libérale est tout simplement le système politique le plus vertueux que nous ayons connu.
Depuis plus de 60 ans les dirigistes gaullistes et socialistes font croire aux Français que les idées libérales, pourtant très minoritaires dans notre pays, sont la cause du déclin dont ils sont les principaux responsables. Déjà au XIXe Siècle, Alexis de Tocqueville disait « Le goût des fonctions publiques et le désir de vivre de l’impôt n’est point chez nous une maladie particulière à un parti, c’est la grande et permanente infirmité de la nation elle-même. » Pour ce faire, les dirigistes ont fabriqué un libéralisme fantasmagorique, une espèce de fourre-tout idéologique dans lequel ils mélangent la loi de la jungle, les banques, le capitalisme «sauvage», les multinationales, l’égoïsme, l’impérialisme américain, la dérégulation, la mondialisation et la construction européenne, etc. Ce fourre-tout est malheureusement soutenu et amplifié par des médias, des économistes, des penseurs français, qui dans leurs grande majorité ignorent nos valeurs et accroissent la désinformation. Ils en ont une vision atrophiée, « machine à créer de la richesse ».
La caricature a assez duré.  Il est temps de dénoncer les idées reçues sur le libéralisme et de montrer au grand jour la mauvaise foi du pouvoir en place. Le libéralisme est une philosophie cohérente qui déclare l’individu souverain et lui reconnaît des Droits égaux associés à des responsabilités. Le libéralisme économique et le libéralisme politique découlent de cette philosophie. En cela, le libéralisme est aussi humaniste. Cependant le socialisme se veut aussi à visage humain. Dubček en 1968 avait choisi comme slogan, « le socialisme à visage humain ». Au cours des deux trois derniers siècles les seules ordres sociaux qui ont respecté la liberté des individus ont été des ordres sociaux libéraux. Inversement, tous les pays qui ont choisi le communisme, le national-socialisme, les fascismes, le franquisme, le salazarisme, le Maoïsme, Pol Pot, tous avait en commun un ennemie : le libéralisme ou plus encore l’individu, plaçant l’Etat comme étant capable de représenter l’intérêt général, de nous rendre heureux, de ramener la prospérité en temps de crise, cultivant le patriotisme économique, quand ils ne poussent pas les peuples à s’entretuer au nom de la Nation. Sachons tirer les leçons de l’histoire et ne plus jamais laisser se développer de régimes totalitaristes.
Dans l’expression  « grand capital », issue de l’imagerie marxiste, le « grand capital » désigne une supposée classe de possédants qui détiendrait le capital des grandes sociétés et dont les libéraux seraient les « alliés ». Or si les libéraux sont bien partisans de l’économie de marché, de la libre entreprise et de la concurrence, en revanche ils s’opposent fermement à toute collusion entre le pouvoir politique et les entreprises. Pourtant dans notre société étatiste, les grandes entreprises doivent généralement leur réussite à des concessions, aides, réglementations, protections, marchés accordés directement ou indirectement par les pouvoirs publics. Donc, si par « grand capital » on désigne les dirigeants et actionnaires de ces grandes entreprises proches du pouvoir, assurées de ne jamais faire faillite, toujours renflouées par l’Etat au détriment de leurs concurrents mieux gérés, alors les libéraux sont clairement les ennemis du « grand capital ». Permettez-moi ici de faire une petite digression sur la nationalisation de Florange : je donne raison au maire de Londres, Boris Johnson. Quant allons-nous avoir des politiciens soucieux de donner une vision, en l’occurrence industrielle à long terme ?   Cependant, nous ne devons pas avoir honte de gagner de l’argent quand il est le résultat du travail accompli.  Il faut encourager la production de richesse et seulement après nous pourrons aller vers plus de solidarité. Jacques de Guenin  définit le libéralisme comme étant « d’abord une morale individuelle, ensuite une philosophie de la vie en société dérivée de cette morale, enfin seulement, une doctrine économique qui se déduit logiquement de cette morale et de cette philosophie ». Bastiat disait d’ailleurs « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde ».
La régulation voulue par les libéraux naît de la loi de l’offre et de la demande, et de la concurrence économique ou intellectuelle entre individus libres et responsables. Les libéraux ne sont donc pas contre la régulation, en revanche ils sont très méfiants vis à vis des réglementations excessives et centralisées, marques de fabrique du dirigisme économique ou moral. Au nom de la « justice sociale », les socialistes utilisent la coercition et le dirigisme comme base de leur système politique. Or, la philosophie libérale en plaçant la liberté, la responsabilité et surtout le consentement individuel au sommet des valeurs politiques est fondamentalement non-violente. Les libéraux veulent des échanges pacifiques sans frontières ni contraintes, tandis que les étatistes érigent des barrières. Bastiat disait d’ailleurs « Détruire la concurrence, c’est tuer l’intelligence ».

Chers amis, je vais m’arrêter là, faute de temps, mais si comme moi vous souhaitez construire ensemble une économie libérale de croissance, soucieuse de  solidarité sociale, une France et une Europe prospères ou il fait bon vivre, ou la valeur travail et l’entreprenariat sont encouragés, alors rejoignez le Think Tank Alternative Libérale ! Défendez avec nous, au sein du Nouveau Centre, ces valeurs qui ont fait leurs preuves et qui nous font si grandement défaut aujourd’hui en France et en Europe.
Chers Amis du Nouveau Centre, merci pour votre accueil chaleureux et pour votre grande attention !  Alternative Libérale vous invite tous afin de redonner ensemble le pouvoir à des citoyens libres, responsables et prospères !

Frédéric de Harven

Président d’Alternative Libérale

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Dictionnaire du libéralisme Sous la direction de Mathieu Laine mai 9, 2012

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ImageAu coeur de tous les débats, le libéralisme suscite polémiques et controverses. Souvent caricaturé, il s’avère largement méconnu. D’aucuns affirment qu’il domine le monde, alimente les crises et nous mène à la ruine. D’autres, qu’il n’a jamais été pleinement mis en oeuvre et qu’il est la meilleure alternative à l’interventionnisme croissant de l’État dans tous les domaines. Certains le perçoivent comme un vent mauvais, venu d’Angleterre et des États-Unis, qui s’accompagne de l’obsession de l’argent, du profit et de l’atomisation de la société. D’autres rappellent qu’il est né en France pour défendre les hommes et les femmes contre l’arbitraire du pouvoir politique et qu’il est un système moral fondé sur les valeurs suprêmes que sont la liberté et la responsabilité.
Ce dictionnaire offre pour la première fois une vision complète du libéralisme et permet au lecteur de découvrir, derrière l’étiquette de « libéral », une variété d’écoles et d’approches. Occasion unique de mieux comprendre cette philosophie contestée, cet ouvrage traite, en près de 300 entrées, de sujets tels que l’action humaine, l’anarchie, le chômage, le conservatisme, la dette, l’entrepreneur, la grève, l’impôt, le libertinisme, le nationalisme, la paix, le principe de précaution, le racisme… On y croise également des auteurs aussi différents que Aron, Friedman, Hayek, Kant, Keynes, Nietzsche, Rothbard, Say, Smith ou Tocqueville.

 M. Laine écrit dans un entretien publié dans Atlantico le 12 avril 2012 : « J’ai rassemblé dans cet ouvrage les meilleurs spécialistes du sujet. En présentant, dans chaque entrée, ce que pensent les différentes écoles libérales (des socialistes libéraux aux anarcho-capitalistes en passant par les enfants de Aron, de Tocqueville, de Hayek ou de Rand), nous apportons au débat public une occasion de se réinventer et de découvrir que, sur toutes les grandes questions contemporaines, de la politique monétaire à l’éducation en passant par la guerre, la démocratie, le chômage, le maternage, l’ordre spontané ou le rôle de l’entrepreneur, les libéraux ont une multitude d’idées innovantes et pertinentes. Je crois pouvoir dire que nous avons réussi à faire un ouvrage qui n’a pas son pareil en langue française : c’est un concentré, référencé mais accessible, sur la pensée libérale dans sa totalité. »

 Mathieu Laine a créé et anime le séminaire de Sciences Po « Introduction à la pensée libérale ». Il dirige le cabinet de conseil en stratégie Altermind. Il est également membre du comité de rédaction de la revue Commentaire et auteur de plusieurs essais, dont La Grande Nurserie et Post-politique.
Spécialistes reconnus dans leurs domaines respectifs, les 65 auteurs du Dictionnaire du libéralisme sont économistes, juristes, philosophes, sociologues, psychiatres ou historiens.

Qu’est-ce que le libéralisme ? juillet 7, 2010

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Vous ne savez pas quoi lire durant l’été sur la plage, je vous conseille « Qu’est-ce que le libéralisme ? » de Catherine Audard professeur de philosophie morale et politique à la London School of Economics (Department of Philosophy) ; Folio essais.
« Est-ce un abus de langage que d’utiliser le même terme de « libéralisme » pour les idées de Locke et celles du New Deal, pour les thèses de John Rawls et l’expérience économique des théories de Milton Friedman que fit le Chili de Pinochet ?
A la question « Qu’est-ce que le libéralisme ? » il n’est qu’une réponse pertinente : mettre en évidence le noyau constitutif d’idées et de valeurs qui donne sa cohérence au libéralisme, à travers la reconstitution de ses débats et de ses crises dans l’histoire. Cette théorie définit ce qu’est la société « bonne » ou « juste » : celle où chacun, tant qu’il ne nuit pas à autrui et n’attente aux intérêts vitaux de personne, est le meilleur juge, dans la liberté de sa conscience, de son bien et de ses intérêts, dont il peut être tenu pour responsable.
Des origines à aujourd’hui, Catherine Audard tisse la toile des liens pour le moins contradictoires qu’ont entretenus cette théorie normative et la politique réelle. Où le lecteur découvrira alors les nombreuses limites, économiques, politiques et sociales, que l’éthique libérale a posées pour que chacun puisse être libre, sans oppression ni sujétion d’aucune sorte. Le libéralisme, en cela, n’est pas un système, mais une promesse. » (4e de couverture – (date de publication : 29 octobre 2009))
http://www.amazon.fr/Quest-ce-que-lib%C3%A9ralisme-Ethique-politique/dp/207034973X

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