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L’Inde ce beau grand pays au potentiel énorme janvier 18, 2010

Posted by fredericdeharven in Uncategorized.
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Je ne résiste pas au plaisir de raconter à mes lecteurs quelques anecdotes croustillantes sur mon dernier voyage en Inde pour le nouvel- an.

Tout commence par un voyage Paris/Mumbai qui prends des tournures de bout du monde. Afin de me mettre dans l’ambiance indienne, j’accepte lors de mon vol Paris Delhi (9h de vol) un Thé Indien. Quoi de plus logique, me direz-vous ! Sauf qu’il s’avère que le thé indien est composé à 90% de lait en conserve et de quelques millilitres de thé. Cela date de l’époque coloniale anglaise ; c’est infect ! D’ailleurs il est surprenant qu’Air France serve cela !!!
Arrivé à Delhi attention à la pagaille !!! A chaque étape de votre parcours vous devez montrer patte blanche. Pour votre information vous devez remplir deux registres avec N° de passeport, de vol, destination, etc pour aller aux toilettes. Vu la population du pays si leurs système administratif est identique, ils vont bientôt entrer en compétition avec la France.
Quand vous avez réussit à trouver le terminal pour les vols domestiques, il faut arriver a rentrer dans le terminal. Et là commencent les problèmes : Il est bon de rappeler ici qu’environ 70 des policiers sont pour la grande partie issus des quartiers défavorisés et sont quasiment analphabètes, du moins ne lisent pas l’anglais. Le problème est assez simple pour entrer dans le terminal il faut montrer passeport et billet d’avion. Le problème est que mon billet indique mon vol le 26 décembre ; hors il est 21h heure française mais 1h du matin à Delhi donc on est le 27décembre. Allez faire comprendre cela à un garde. Impossible d’entrer dans l’aéroport pour enregistrer. Je pense bien avoir tenté ma chance à toutes les portes, à la dernière j’allais glisser un billet de 10 € au garde pour passer quand une personne comprenant l’absurde de la situation à expliqué au garde en Hindi l’absurdité de la situation. Sachez cependant que si vous voulez fumer ou aller dans une brasserie il faut sortir de l’enceinte de l’aéroport et donc pour sortir repasser les mêmes contrôles et pareil pour revenir. Vous devez même demander une autorisation de sortie au comptoir d’enregistrement de votre vol pour aller fumer une cigarette sur le trottoir devant le terminal…. Bref la pagaille!!!
Enfin quel n’est pas ma mauvaise surprise lorsque j’arrive au comptoir d’enregistrement, mon vol a 8h de retard. Vous êtes là dans un terminal où il n’y rien, ni chaise, ni café, il est maintenant minuit heure français cela fait 20h que je voyage et Air India ne me propose rien. Je me suis donc assis sur mon sac de voyage histoire de dormir un peu au milieu de terminal. A 3h du matin, j’ai enfin pu enregistrer mes valises et passer la sécurité pour arriver dans un terminal un peu plus humain. Ce n’est qu’à 10h du matin (heure de Delhi) soit 6 h du matin heure française, après une belle nuit blanche que nous avons embarqué pour ce que j’ai cru être mon dernier vol.
Avant de vous raconter cette aventure, je vous raconte un détail pratique. Vérifiez toujours que lorsque vous passez la sécurité (rayon X) qu’ils tamponnent le deux coupons de votre carte d’embarquement et chaque bagage à main avec le même tampon. Dans le cas contraire vous ne montez pas dans l’avion. C’est du vécu pour d’autres Français du même voyage que moi.
Nous montons donc dans un avion d’Air India, très certainement (pour le globe trotter que je suis) la pire compagnie aérienne au monde. L’avion devait dater des années 60. J’ai appris après que le dernier entretien de l’avion datait de 1995. Bref un cercueil volant. J’embarque pas du tout rassuré par le bruit de l’avion au départ. A peine 5 minutes après le décollage, l’avion décroche et entame une descente vertigineuse, tout le monde crie et on entend dans les haut parleurs « emergency landing procedure, crew take your positions ». Très rassurant !!! Je vous assure qu’à ce moment là je n’en menais pas large ! J’ai fixé l’issue de secours du regard en essayant de me rappeler de mon mieux de l’ensemble des gestes pour sortir et ouvrir la porte. Le problème quand vous volez à Delhi, c’est le brouillard causé par la pollution. De ce fait vous avez beau regarder par l’hublot vous ne voyez jamais le sol. Quel n’a pas été mon soulagement quand j’ai entendu l’avion toucher la piste. Immédiatement encerclé par l’armée et les pompiers nous avons été stationné au fin fond de l’aéroport. Nous avons alors appris que c’était la porte avant gauche de l’avion qui par la corrosion et la rouille ne fermait plus correctement et s’était ouverte en plein vol ! Quand je vous disais que l’avion était vieux !!!! Je n’ai pas pu m’empêcher de penser au drame de la Yemenia, ou des passagers avaient refusé de monter dans un avion trop vétuste. Une fois la porte complètement ouverte nous avons tous voulu sortir de cet enfer. Que néni, l’armée nous à obligé à rester à bord sous peine d’aller en prison. Quelques passagers ont préféré cette solution et sont descendu, je dois avouer que je voulais sortir et j’aurais pris n’importe quel autre vol peut importe le prix pour enfin partir. Après 3heures de réparations (douteuses), nous sommes reparti et bien arrivé à Mumbai. En tout ce vol a duré plus de 24h et fut un réel cauchemar. Ne volez jamais sur AIR India. (le retour ne fut que légèrement mieux mais le service à bord est déplorable).

Mumbai : quelle belle ville ! Assez rapidement vous êtes tout de suite plongé dans le bain dès votre arrivée à l’aéroport. Ne serait- ce que pour négocier votre taxi prépayé dont le prix peut varié (x4).
Plusieurs anecdotes : Tout d’abord la taille de la ville. Il faut compter 2h en taxi pour traverser la ville de part en part. A cela s’ajoute le bruit et la poussière. En termes de poussière cela me faisait beaucoup penser au Caire, pour ce qui est du bruit vous avez l’impression que le klaxon est lié à la pédale d’accélérateur. Ils ne savent pas conduire sans.
En ce qui concerne la pauvreté et la misère elle est partout. Les « slums » les habitants des bidonvilles sont notamment situés dans le nord de la ville mais ont de part leurs nombre grandissant pris possession de tous les terrains vagues libres en ville. Vous pouvez donc avoir des logements de haut standing entouré de bidonvilles. Ainsi l’extrême pauvreté côtoie le luxe en permanence. Le meilleur exemple est le fameux Hôtel Taj (un des plus beaux hôtels au monde, où ont eu lieu les tristes attentats il y a un an) est à 200m d’un bidonville où des enfants mangent des poubelles dans le port. Les bidonvilles se sont crées dans les années 1950 car les habitants de la province venaient en ville pour travailler mais ne gagnaient pas assez pour pouvoir se loger correctement. Du coup ils louent (car il y a des propriétaires qui touchent un loyer, les slumlords) dans ces quartiers. Le problème aujourd’hui vient de leur nombre. Etant si nombreux la classe politique n’ose rien entreprendre car ils représentent une réserve de voix non négligeable lors des élections. Un projet lancé en 95 visait à construire plusieurs milliers de logements sociaux afin de tous les reloger et de récupérer les terrains afin de construire des immeubles à vocation commerciale. Le seul problème c’est que les habitants des bidonvilles n’ont jamais demandé à être relogé. D’ou une situation de statuquo. Je dois cependant avouer avoir passé une soirée mémorable en leurs compagnies à manger au sein d’une famille en plein milieu d’un bidonville. Je préfère ne pas trop savoir ce qu’ai j’ai mangé et suis contant que c’était très épicé. Nous avons après fait une partie de cartes avec les hommes et ce fut formidable. Un des haut lieux a visiter c’est l’ancienne gare (Chhatrapati Shivaji Terminus). La plus active d’Asie aujourd’hui en nombre de passagers. « c’est une véritable ruche ». et comme on le voit dans les films, j’ai vu des personnes monter dans des trains dont ils ne ferment jamais les portes et rester là à pendre dehors. Sachez cependant qu’il y a plus de 1000 morts par an de personnes qui tombent du train (les slum-dwellers).
Les monuments surtout dans le sud de la ville vaillent le coup d’œil. Mais bien plus que des monuments c’est l’ensemble de l’atmosphère locale qu’il faut arriver à attraper.
Dans toute la ville et sur les murs des usines vous trouvez des slogans du type « par mon travail, je participe à la croissance de mon pays », « partager, c’est aimer son prochain », « plantez un arbre, c’est bon pour l’environnement », etc. Quand vous voyez la nouvelle ville, les immeubles, les travailleurs, la gentillesse de l’accueil, vous sentez vraiment la volonté et la croissance de ce pays. On m’a expliqué localement que leur plus gros point noir réside dans le fait qu’ils ne sont pas organisés et qu’ils n’ont pas de vision d’ensemble. Si ils avaient cela l’Inde serait la première puissance mondiale. Je vous donne un exemple, ils construisent une autoroute à Mumbai mais n’ont pas prévu d’y aménager des rampes d’accès.
Lors d’un autre déplacement en voiture entre Mumbai et Goa, ou nous avons dû nous arrêter pour un problème mécanique sur la voiture. Nous avons été accueilli par les enfants du petit village où nous étions. Ils parlaient tous bien anglais à ma grande surprise et m’ont appris à jouer au Cricket. J’en garde un très bon souvenir.

Goa :
Goa a tenu toutes ses promesses, comme l’indique tous les guides. De très belles plages uniquement peuplées de Russes, des boites de nuit partout qui ouvre dès 18h, et un marché ouvert de la drogue.
Durant notre séjour nos questions pour aborder les filles ont légèrement changé : vous ne disiez plus de quel pays viens-tu ? Tu disais : de quelle ville en Russie es-tu ? C’est assez agaçant à la fin, je dois avouer.
Les vaches et la mer : Ce n’est pas une légende, ils y a des vaches partout, sur les routes, près des hôtels, dans les champs, partout et donc sur les plages. Ainsi au milieu des serviettes et transats, il n’est pas rare de voir une vache passer. Voir même des fois un troupeau. Cela je dois l’avouer est assez marrant, à une exception près ; Elles sont très bien élevées et elles ne font jamais leurs besoins parmi le troupeau, elles se lèvent marche vers un restaurent et juste à côté des transats fait son affaire, puis rejoint son troupeau. Comme tout est sacré les clients sont obligé de faire avec les mauvaises odeurs jusqu’à ce que la marrée viennent nettoyer la plage pour le lendemain. Ah les vaches !!!!
Goa en soit représente assez mal l’Inde. Il s’agit surtout d’une région avec un ensemble de petites villes où faire la fête. Je recommande d’ailleurs aux futurs visiteurs de faire attention de là ou se trouve leur hôtel car certaines villes sont très bruyantes. N’hésitez pas à prendre un peu de distance tout se fait assez bien en moto ou en Taxi pour 3 francs six sous. D’un point de vue fête Goa est une peu comme Ibiza en Europe. Vous n’y allez pas pour revoir votre culture romaine ! De ce fait à mon grand regret je n’ai pas vu autant de temples que souhaité. Lors d’un prochain voyage, que j’espère très bientôt, je ferai le nord du pays et ses monuments. Il faut bien garder à l’esprit la taille du pays et le temps de trajet surtout en voiture (les routes ne sont quand même pas comme en Europe !). En revanche les plages sont paradisiaques. Il est possible de changer de plage tous les jours et d’être émerveillé à chaque instant.

Enfin je termine sur ce proverbe indien qui convient bien pour les plages de Goa : « L’ardeur du soleil fait mieux apprécier d’être à l’ombre ».

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